Archives de Catégorie: Culture

Protégé : Devenir Entrepreneur Social : c’est d’abord un Etat d’Esprit

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Publicités

Francophonie – Madagascar : Sphère d’influence, de domination et d’opportunités

© Pixabay “Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer. ”

© Pixabay
“Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer. ”

Le 16e Sommet de la Francophonie se déroule à Madagascar. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a choisi pour thème « Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone ». On estime à 274 Millions le nombre de francophones dans le monde (2014) et ce nombre pourrait atteindre 700 Millions à l’horizon 2050 dont plus de 80% se trouveraient en Afrique.

Selon les dernières statistiques (2010), l‘OIF estime à 1.007.300 (soit 5% de la population) les francophones « réels » à Madagascar c’est-à-dire les Malagasy pouvant écrire et parler couramment et quotidiennement le français. Et 3.021.900 (soit 15% de la population) les francophones partiels (personnes ayant une compétence réduite en français). Les 80% restant ne pratiquent que le malgache.

Francophone et francophile ?

La 5e langue la plus parlée dans le monde : le français – est une belle langue que les élites malgaches aiment bien afficher d’ailleurs comme signe extérieur de « réussite sociale » ou de « bonne éducation ». Madagascar est un pays francophone mais sa francophilie reste à prouver.

Les Malagasy gardent un très bon souvenir des Jeux de la Francophonie organisés à Madagascar en 1997 mais il faut dire que leur cœur n’y est pas pour ce 16e Sommet de la Francophonie. Il n’y a pas une vraie adhésion populaire. Un désamour ?

Un premier élément de réponse est l’impopularité des responsables politiques malgaches auprès de la population.

L’environnement socio-économique des Malagasy est caractérisé par l’insécurité généralisée, le délestage, la corruption et trafics en tous genre qui gangrènent la société entière, le népotisme, la dégradation du milieu naturel, la malnutrition extrême dans le Sud, le décrochage scolaire, l’analphabétisme, le chômage, la justice populaire, l’accaparement des terres, les privilèges accordés aux étrangers au détriment des locaux, plus de 90% des Malagasy vivent en-dessous du seuil de la pauvreté (2$/jour), etc.

Au milieu de tout cela, on doit subir les caprices et desiderata des uns et des autres aux frais des contribuables (train de vie luxueux, voitures 4×4, etc.). Et par-dessus tout, la population doit encore « fournir des preuves » aux dirigeants du pays à quel point elle est pauvre…

Un autre élément de réponse est aussi le sentiment des Malagasy envers l’ancienne « Mère Patrie ». La relation complexe entre les Malagasy et la France est rythmée par : l’attitude de la France envers ses anciennes colonies en général,  les ingérences (supposées et/ou réelles) de la France dans les affaires malgaches, les questions des îles Éparses, le comportement de certains ressortissants français à Madagascar, etc. Tout ceci ravive des ressentiments qui ramènent automatiquement à l’histoire (néo)coloniale.

Par ailleurs, ces derniers temps, les Malagasy ont l’impression que l’administration malgache a été élue uniquement afin que le 16e Sommet de la Francophonie se déroule bien à Madagascar. C’est comme une fin en soi. C’est comme si lors des prochaines élections, les actuels responsables politiques seront jugés sur la réussite du Somment de la Francophonie. Enfin, qui sait…?

Les énergies et le budget de l’Etat semblent « illimités » lorsqu’il s’agit de la Francophonie alors que de l’autre côté la population baigne dans une pauvreté extrême. D’où l’interpellation du Collectif des Citoyens « Wake Up Madagascar » à l’endroit de l’OIF afin de dénoncer cet état de fait.

L’image de la Francophonie

Si la Francophonie ne se limite pas qu’à la France toute seule, elle est considérée avant tout comme l’instrument  qui permet à la France de maintenir son pré-carré, d’entretenir son influence culturelle (Soft Power) et de continuer à asseoir sa domination dans le monde francophone.

Les attentions particulières accordées aux responsables politiques français par les pays hôtes du Sommet renforcent ces idées : on se soucie en premier lieu de l’éventuelle arrivée du président de la République française et ses membres du gouvernement. On a l’impression que si les autres V.I.P ne débarquent pas – ce n’est pas vraiment « grave », il est plus qu’attendu que les responsables français assistent à l’Evènement. Quel manque de considération pour les autres dirigeants étatiques francophones…

Il est tout à fait compréhensible que la France ait ses mots à dire dans une organisation qui porte son nom et ses marques. Mais quand ses choix politiques et sa ligne de conduite diffèrent des aspirations du peuple, il ne faut pas s’étonner de son « impopularité ».

On se souvient de l’intention de la France de nommer Blaise Compaoré (Ex-président de la Burkina Faso) en tant que candidat à la succession d’Abdou Diouf (Ex-président du Sénégal) en tant que Secrétaire général de l’OIF, en 2014. Le même Blaise Compaoré qui après 27 années de règne sans partage au Burkina Faso, voulait « rafistoler » la Constitution Burkinabè afin de pouvoir s’éterniser « Ad Vita Æternam »  au pouvoir. Chose qui a été contestée par tout un pays et qui a fini par l’exil de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara (Président de la Côte d’Ivoire) lui a accordé la nationalité ivoirienne en Février 2016…

La presse africaine considère à cet effet le poste de Secrétaire Général comme un « recasement pour les anciens présidents africains pour service rendu à la France ». La présidence de Michaëlle Jean (Ancienne Gouverneure Générale du Canada) en serait l’exception qui confirme la règle. Lire la suite


Protégé : Madagasikara 29 Martsa 1947 : Mbola Misy Ambiny Ve Ilay Ilo Tsy Very

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


Protégé : Vie en Société: Le Savoir-vivre contre le Racisme

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


Protégé : Développement de Madagascar : Besoin d’une Nouvelle Génération de Malgaches

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


Protégé : Toe-tsaina Mila Miova : Kolontsainan’ny Fahombiazana

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :


Kopi Kolé TV Plus Madagascar Ou Comment Tuer la Créativité et l’Individualité

© MorgueFile Be yourself, everyone else is already taken

© MorgueFile – Be yourself, everyone else is already taken

Toute chaîne TV digne de ce nom fera toujours son maximum afin de produire ses propres émissions au lieu de diffuser celles des autres (achat des droits). Non seulement, cela montrerait leur savoir-faire en la matière mais aussi cela générerait des revenus synonymes d’indépendance et de pérennité. Partout dans le monde, les émissions de télé-réalité sont très prises, on n’hésite pas à adapter les programmes qui marchent ailleurs notamment quand le public « local » réagit positivement au concept.

La TV Plus Madagascar fait partie des chaînes dynamiques et incontournables à Madagascar. Elle a su se faire une place dans le paysage audiovisuel malgache. La TV plus se positionne comme une chaîne citoyenne à travers ses programmes et dans sa manière de traiter les faits. Et c’est tout à son honneur. Pour toutes ces raisons, une incohérence entre ce qu’elle veut être (citoyenne) et ce qu’elle produit mérite d’être soulevée.

Kopi Kolé, c’est bien plus qu’un simple divertissement 

L’émission de télé-réalité de la TV Plus – Kopi Kolé est entrée dans la culture populaire malgache. Pour rappel, le concept est simple : imiter (voix, gestuelle et apparence) une célébrité (chanteur/chanteuse) de son choix et convaincre le jury (et le public) de la ressemblance durant les auditions.

Un responsable de l’émission disait que Kopi Kolé est plus qu’une télé-réalité, c’est un « événement national » qui divertit le peuple (Mampifaly vahoaka). Il est vrai que par les temps qui courent, le peuple a besoin de se distraire mais pas au sens panem et circenses. Et il faut dire que le choix est restreint et pourtant les gens sont en manque de loisirs. Divertir c’est bien mais pas à n’importe quel prix…

C’est vrai qu’on est « diverti » en regardant les efforts déployés par les participants qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour « devenir quelqu’un d’autre ». C’est vrai aussi qu’on est « amusé » de voir les bêtisiers de l’émission. En revanche, un certain malaise s’installe quand on pense à l’effet qu’a cette émission dans les états d’esprit et dans la culture populaire en générale.

En tant qu’entreprise qui se veut être « citoyenne », la TV Plus devrait prendre en compte l’impact de tel programme dans l’inconscient collectif des malgaches. L’émission est peut-être rentable pour la TV Plus mais est-elle bénéfique pour la société malgache ? Quelles sont les valeurs portées et transmises par de telle émission ?

Lire la suite


%d blogueurs aiment cette page :