Archives mensuelles : avril 2013

L’Intelligentsia Malgache a-t-elle la Capacité à Produire de la Prospérité à Madagascar?

© Photoroller Dreamstime

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Il est des choses difficile à comprendre comme le fait qu’un pays puisse regorger de toutes sortes de ressources naturelles surabondantes et convoitées par le monde entier et pourtant il fait partie des pays les plus pauvres au monde. Cela s’appelle leparadoxe malgache”.

Madagascar manque de moyens (financiers et infrastructures) pour faire avancer le pays mais quid des intellectuels malgaches? Les Malgaches sont-ils incapables de transformer le potentiel de Madagascar en une réussite socio-économique? Sommes-nous dépourvus d’intelligence et de savoir-faire pour créer de la richesse au pays? Ces questions sont certes provocantes mais elles méritent d’être posées objectivement et visent à nous remettre en question. 

On ne vit pas à Madagascar, on y survit

Un Madagascar prospère serait un pays ou règne une certaine stabilité politique, où la croissance économique est au rendez-vous, où chaque malgache pourrait vivre dans un environnement qui donne la priorité au bien-être humain en termes de qualité de vie (santé, éducation, travail, sécurité, etc.) Tout le monde ne serait pas forcément milliardaire mais chacun pourrait vivre décemment selon ses ambitions et son projet de vie.

Dans l’état actuel des choses, les faits parlent d’eux-memes. Selon le Pnud et l’Instat, Madagascar ne pourra pas atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Lu dans NewsMada du 22 Avril 2013, (…) la pauvreté s’est aggravée entre 2005 et 2010, plus de la moitié de la population malgache vit encore dans l’extrême pauvreté et plus de trois ménages sur dix sont en situation d’insécurité alimentaire. Seuls trois élèves malgaches sur dix inscrits en début du cycle primaire peuvent le terminer. Seuls 55,8% des enfants de moins de 5 ans ont reçu la série complète des vaccins requis pour la protection de leur santé. Chaque jour, dix femmes meurent des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. 

Seuls 45% de Malgaches ont accès à l’eau potable et 52% de la population ne dispose pas de toilettes adéquates. Par ailleurs, 21,6% de la forêt malgache est menacée de déforestation. (…)

Devons-nous accepter de subir cela à longueur d’année?

Si tout est politique, la politique n’est pas tout

Ce n’est pas faux d’affirmer que le pouvoir économique n’est pas entre les mains des élites malgaches. Nous avons “officiellememt” le pouvoir politique mais son état laisse à désirer. S’il y a un domaine où l’on excelle, c’est dans l’art de perpétuer les crises politiques et trainer durant des années les guégueres politiques politiciennes.

On continue à dépenser du temps et de l’argent à organizer toutes sortes de réunions afin de “réconcilier” nos politiciens et soit-disant trouver la bonne voie “politique” pour le pays. Pourquoi ne ferons-nous pas autant avec les techniciens locaux et intellectuels de tout bord pour déterminer une bonne fois pour toute un vrai projet de société qui rassemblerait toutes les forces vives du pays? Tout le monde (y compris les politiciens) devrait travailler dans le cadre de ce type de projet national au lieu de partir en vrille.

Jusqu’à quand les sautes d’humeur des politiciens imposeraient-elles le rythme de développement à Madagascar?

Mais la question demeure: les intellectuels malgaches ont-ils la capacité à élaborer une vision claire et à gérer de vrais projets de développement?

Par exemple, le riz est notre alimentation de base, une denrée vitale pour la population malgache mais jusqu’à présent nous sommes incapables de maîtriser sa production afin de satisfaire la consommation locale. C’est le genre de domaine stratégique qui montre l’échec de l’idée que l’on se fait du développement et pourtant combien d’ingénieurs agronomes le pays possède-t-il?

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