Archives mensuelles : novembre 2012

Du Pays du Moramora au Kaizen (1ère Partie)

©Krayker RGBStock

Vous connaissez sûrement quelques noms ou expressions pour désigner Madagascar et « Pays du Moramora » en fait certainement partie. Si l’appellation peut cacher des aspects positifs, il faut reconnaître que le sens négatif du terme contribue largement à sa renommée qui nous colle à la peau et fait désormais partie des vocabulaires pour définir le « rythme » à la Malgache. De l’autre côté, nous avons le Kaizen venu du « Pays du Soleil Levant ». Il est juste fort intéressant d’observer que si ces concepts évoquent tous les deux un rythme « lent », les tenants et les aboutissants ne sont pas identiques.

Lentement mais…lentement

Pour les non-initiés, « Moramora » veut dire littéralement : doucement ou lentement et se lit « Mouràmoure ». Mais, l’idée même sous-entend une connotation péjorative notamment lorsque l’on se réfère à la façon de vivre ou de travailler (lenteur, insouciance ou laisser-aller) des Malgaches – typique des pays chauds diront les mauvaises langues.

Il faut néanmoins préciser que vous pouvez être originaire d’un pays où la rigueur est d’usage mais êtes vous-même « moramora » de nature. Comme vous pourriez rencontrer un Malgache plus discipliné que la meilleure armée du monde (les deux doivent bien exister, non !?).

Si avoir une « Moramorattitude » est plutôt perçue comme négatif, il faut dire que comme toute chose, cette façon de vivre a ses bons côtés : être relax, Zen et calme constamment. Certains affirment même que le pacifisme et la gentillesse légendaire des Malgaches sont bercés par ce rythme. On pourrait appeler cette partie l’apologie du Moramora ! Le fait qu’on ne se casse pas trop la tête sur ce qui se passe ou ce qui pourrait advenir rend les gens « moins angoissés ».

À ce propos, le dernier classement de Happy Planet Index (HPI, 2012) rapportait que Madagascar fait partie des 10 pays les plus heureux d’Afrique et aussi incroyable que cela puisse paraître, la Grande Ile est plus heureuse que la France selon toujours le même classement. Notre Moramora national pourrait-il expliquer à lui seul ce résultat ? Mais comme le bonheur est relatif, la réalité nous rappelle que la majorité de la population vit dans une misère sans nom. À chacun de répondre si ce « laisser-aller » contribue plus à notre bonheur ou à notre malheur ?

Pour dire les choses clairement, la mentalité Moramora reflète un certain manque de rigueur dans la façon de faire et d’appréhender les choses. Ce terme englobe diverses significations qui peuvent se manifester sous différentes formes. Les exemples suivants ne sont pas exhaustifs, mais nous donnent un aperçu de ces différents aspects. Pour chaque cas, on a mis un scénario typique afin d’illustrer ce genre de situation {…}.

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